Des élèves de 4ème au coeur de la Révolution française

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Jacques Louis David

Ce cher David m’a reçue dans sa noble demeure. Il m’a raconté qu’il était né en août 1748 à Paris.

Nous avons parlé de qelques unes de ses oeuvres. Je les nomme:

1799: Les Sabines

1800: Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard.

1800: Portait de Madame Récamier.

1808: Le sacre de Napoléon.

1814: Léonidas aux Thermopyles.

Si ses anciens élèves Antoine-Jean Gros, François Gérard et Girodet, se rallient à la monarchie, David, pressentant des représailles dues à son passé révolutionnaire et son soutien à Napoléon, décide, après Waterloo, de mettre en sûreté ses tableaux des Sabines, du Sacre, de la Distribution des Aigles et Léonidas, et de se réfugier en Suisse ; il revient en France en août 1815. Malgré la proposition de Decazes de le soustraire à la loi du 12 janvier 1816 qui exclut de l’amnistie et qui proscrit du royaume les régicides ayant signé l’Acte additionnel[128], le peintre choisit de s’y soumettre, et après avoir confié la gestion de son atelier à Antoine Gros, il quitte définitivement la France. Deux mois après, son nom est rayé du registre de l’Académie des beaux-arts.

Il m’a aussi donné son autoportrait:

Autoportrait (1794) — Musée du Louvre, Paris, France.