Des élèves de 4ème au coeur de la Révolution française

1789 : un été révolutionnaire

J’ai vécu la Grande Peur- Alizée Lambert-DuPlessis

Ces temps-ci, les paysans habitant sur mes terres sont nerveux, des rumeurs courent, les nobles auraient payé des brigands pour affamé les paysans et qu’ainsi, la révolution cesse. Mais moi, j’habite à la campagne, dans une région où les informations venant de Paris prennent du temps à arriver, de plus, mes paysans sont calmes, ils ne participent pas à la révolution, certains, persiflent légèrement contre le roi au café du coin, disant qu’ils aimeraient mieux avoir plus de libertés et payer moins d’impôts, mais jamais, il ne leur serai venu à l’idée de quitter leurs champs alors qu’en ce moment, il y a beaucoup de travail.  Pourquoi feraient-ils la révolution alors que , moi, seigneur ( enfin la fille) leur apporte beaucoup de choses, et qu’ils n’ont pas à se plaindre de leurs conditions dans ma propriété.  J’ai donc fait passé un message pour leur dire que ces rumeurs ne me concernaient pas, j’espère qu’ils ne s’agiteront tout de même pas trop.


Debats des etats generaux

J’ai assisté aux débats des états généraux en mai et juin 1789. Pendant se debat plusieur chose se sont passer .  Nous avons etaient reuni dans une salle bien entretenu mais le roi voudrais fermer cette salle a cause des debat qui si font dedans contre lui . Il y a eu un homme qui a voulu parler plus fort que les autres il a etait fusiller par la garde republicaine pour « troubles de l’ordre publiques » soit disant mais je pense que c’est pasqu’il partcipe a la revolution et que celui -ci etait un fermier general du roi ou un de ces proches.Apres cet evenement la « foule » c’est calmer et le debat a pu continuer dans le calme.


Ce qu’il faut retenir de « 1789 – un été révolutionnaire »

  • Objectif : Je sais expliquer les événements qui se sont déroulés en France de mai à juillet 1789 / Je décris comment on est passé d’une révolution politique à Versailles à une révolution qui touche le peuple et toute la France.
  • Evénements à expliquer et dater : ouverture des États Généraux  – Serment du Jeu de Paume – la prise de la Bastille  – la Grande Peur.
  • Vocabulaire à utiliser : vote par tête /vote par ordre  – Assemblée Nationale Constituante – Constitution
  • Personnages historiques et acteurs à évoquer : Louis XVI – Necker – les députés du Tiers-Etat – le peuple de Paris – les paysans
  • Si un événement a mal été compris : livre p. 63-65

Présentation des événements

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La fiche à compléter de votre personnage

Objectif : Je sais expliquer les événements qui se sont déroulés en France de mai à juillet 1789.

Evénements à expliquer et dater : ouverture des Etats Généraux – Serment du Jeu de Paume – la prise de la Bastille – la Grande Peur.

Vocabulaire à utiliser : vote par tête /vote par ordre – Assemblée Nationale Constituante – Constitution

Personnages historiques et acteurs à évoquer : Louis XVI – Necker – les députés du Tiers-Etat – le peuple de Paris – les paysans

Si un événement a mal été compris : livre p. 63-65


Maître Peigné a vécu un été révolutionnaire

Jeudi 30 juillet 1789, faubourg Saint-Antoine (Paris)

Bon sang de bonsoir ! Cette satanée imprimante du futur qui m’a fait des siennes ces derniers temps. Je suis un brin bricolo’, mais quand j’ai regardé ce qu’elle avait dans le ventre … même Ariane n’y aurait pas retrouvé son chemin !

Ce n’était pourtant pas le moment qu’elle flanche la mécanique ! Il s’est passé tellement de choses ces mois-ci : je vous en touche deux mots.

Au mois de mai et juin, on savait pas très bien ce qui se tramait à Versailles. Faut dire que c’est loin de Paris et que les nouvelles du château ne nous parviennent pas tout de suite. Moi, je m’y intéressais quand même parce que mon ami Georges Danton, un brillant avocat, représentait le Tiers-Etat de Paris. Sa petite femme me donnait donc des nouvelles régulièrement.

Ça a été chaud dans les salles du palais. Paraît que le Tiers ne voulait pas en démordre de son vote par tête et que le Comte de Mirabeau, qu’est pourtant un noble, l’a défendu en disant « nous sommes ici par la volonté du peuple; nous n’en sortirons que par la force des baïonettes ! ». Bon sang de bon dieu ! L’en fallait du courage pour s’opposer ainsi au roi.

david_jeu_de_paume_esquisse_1790

David, le serment du jeu de Paume (esquisse, 1790)

Finalement le gros Louis XVI, il a point trop eu le choix et il a point trop eu le courage de résister au Tiers. Après que les députés aient prêtés serment dans la salle du Jeu de Paume, il a vite fait tranformé ses états généraux en Assemblée Nationale ! Vous vous rendez compte, une assemblée ! Comme en Angleterre, comme aux Etats-Unis ! C’en est fini de la monarchie absolue : maintenant ce sont des députés qui font les lois.

Enfin moi, j’étais sceptique. Le gros Louis, l’allait pas accepter tout ça sans se rebiffer. Surtout avec l’Autrichienne et toute sa cour ! J’avais bien raison. Voilà qu’autour de Paris, vers le 10 de juillet, arrivent toute une troupe de gardes suisses ! Sûrement pas pour jouer aux osselets qu’il viennent les gars. Le 13, je vais chez mon ami Camille Desmoulins, un autre avocat. Je dois vous dire que si j’en connais tout ce beau monde, c’est parce que j’ai imprimé quelques uns de leurs feuillets en faveur des libertés et même de la République … mais chut !

Camille, il était indigné et le voilà parti place royale à monter sur les tables et à crier à la foule que Louis XVI veut faire marche arrière et qu’il va faire massacrer tout ceux qui sont favorables à l’assemblée avec ses Suisses. Et qu’il harangue la foule : « Aux armes, aux armes, citoyens ». Nous voilà partis aux Invalides, à forcer les grilles des armureries, sans que les gardes n’interviennent. Puis comme il fallait de la poudre, le gros de la troupe a filé vers la Bastille. Moi, j’étais rentré : c’est toujours le même problème, si je pouvais faire confiance à Henri, je laisserais bien la boutique plus longtemps.

Je crois que j’ai raté un événement sacrément important ce 14 juillet : les Parisiens se sont emparés de la Bastille, la forteresse qui protégeait Paris. Les gardes nationaux se sont joints au peuple. Si même la troupe nous rejoint, je crois bien que c’est la révolution. Paraît même que dans les campagnes ça s’agite. Les paysans s’en prennent aux châteaux de leur seigneur !

Que de changements mes amis !

Mais il faut que je vous laisse car en ce moment, on ne chôme pas à l’imprimerie. On dirait que tous ceux qui cachaient leurs opinions veulent la publier depuis cet été. D’ailleurs, j’aimerais bien connaître la vôtre sur les évènements.

A bientôt,

Maître Peigné